Programme 2016-2017
Les conférences ont lieu à la

Maison de l'Afrique de Montréal 



6256 rue Henri-Julien  à Montreal, H2S 2T8

15$ par conférence pour les non-membres
Gratuit pour les membres

Les conférences publiques ont lieu 












Toutes les conférences publiques sont libres d'entrée 


Conférence publique 
Mardi 14 septembre à 18h30
au Bureau des affaires culturelles et de l'éducation au Canada
Consulat Général d'Égypte 

La titulature royale comme marqueur idéologique : le cas des pharaons de la Troisième Période intermédiaire

par Perrine Poiron
Doctorante en histoire/égyptologie
UQAM et U. Paris-Sorbonne 
    Depuis l’Ancien Empire, les pharaons qui se sont succédés en Égypte n’ont eu de cesse d’élaborer une titulature royale de plus en plus sophistiquée allant jusqu’à en faire un réel résumé de leur programme politique. Ainsi s’élaborent les cinq noms de couronnement de Pharaon. Dès lors, la titulature apparaît comme un marqueur du programme politique et idéologique des dynasties au pouvoir tant en période de stabilité qu’en période trouble. Parmi les principes fondamentaux qui régissent la société égyptienne, celui de la légitimation du pouvoir se trouve au cœur de nos préoccupations. Lors de ce processus, les sphères cosmique et terrestre sont étroitement imbriquées, le roi nouvellement couronné étant d'emblée considéré comme l'héritier de divinités masculines majeures, telles que Rê ou encore Amon. Si ce cas de figure est bien la règle, des exceptions existent, qui méritent d'être étudiées et mises en valeur ; c'est ce que nous souhaitons présenter à travers cette conférence qui portera sur l’utilisation de la titulature royale en lien avec le discours des souverains au premier millénaire, et en particulier durant la TPI. À cette époque où les mutations politiques sont nombreuses, l'étude d'un phénomène stable – la titulature royale - permet d'appréhender l'idéologie et l'histoire de ces époques tardives sous un angle nouveau et original. 

soit à




 405 rue Sainte Catherine Est à Montréal, H2L 2C4  
**Veuillez vérifier le local avant chacune des conférences**
soit au 
Bureau des Affaires culturelles 
et de l'éducation au Canada 
Consulat Général d'Égypte 




situé au 1, Place Ville-Marie suite 1076
à Montréal, H3B 4S6
Conférence publique 
Mardi 11 octobre à 19 h
UQAM, Local A-6290 
au 400 rue Sainte-Catherine Est
Département d'histoire - 6e étage du pavillon Aquin

Par la force et le dialogue : exercer et subir les pressions normatives en Égypte ancienne 

par Guillaume Bouchard Labonté
Doctorant en histoire, UQAM  
    On pourrait croire que la vie des Égyptiens et Égyptiennes ordinaires, au Nouvel Empire, était routinière. Une codification morale et sociale stricte, comme dans de nombreuses sociétés conservatrices, traditionnelles et autoritaires, aurait convenablement homogénéisé cette société, gommant par le fait même les marginalités. L'Égyptien moyen et l'Égyptienne moyenne devaient, on peut le croire, se poser peu de questions. 
    Cependant, aucun système de normes ne peut remédier à lui seul à tous les problèmes, ni ne peut résister à toutes les crises. Ces codes, qui forcent le consentement par la pression de supérieurs et de pairs, n'étaient pas respectés par tout le monde. Cette conférence vise à donner un aperçu de ces diverses violations, mais surtout à nous faire réfléchir sur les réponses apportées par le groupe et les gouvernants. Comment la femme d'un artisan pouvait-elle réagir quand elle apprenait que son époux avait pillé une tombe royale? Et si un serviteur entendait par hasard deux membres de la famille royale ourdir un complot contre la personne sacrée du roi? Quel était le comportement adéquat à adopter dans de telles situations, de manière à assurer son intégrité morale et physique?
    Nous essaierons de déterminer comment les outils de référence et la coercition étaient utilisés par les habitants de l'Égypte pharaonique afin de choisir l'adoption d'un certain type de comportement... ou encore de forcer d'autres personnes à le faire.




Visite guidée 
Mardi 4 octobre, de 13h à 15h 
Événement organisé conjointement avec l'AEPOA


Visite de la collection égyptienne du 
Musée Redpath guidée par 
Dr Jean Revez, Professeur au Département d'histoire de l'UQAM


Le Musée Redpath est situé au 
859 Rue Sherbrooke O, 
Montréal, H3A 0C4
Conférence  
Mercredi 23 novembre à 18h30
à  la Maison de l'Afrique 

Amour et sexualité au temps des pharaons

par Denis Goulet
égyptophile 
Les anciens égyptiens nous ont laissé des récits d’amour charnel. Les preuves de tendresse et de délicatesse entre époux foisonnent. Les représentations de Toutankhamon et Ankhesenamon en sont un bel exemple. Les temples et la tombe que Ramsès II a fait construire pour Néfertari, sa grande épouse royale, son amour d’une vie, en sont autant de preuves.​


**Conférence d'une durée approximative de 2h30**
Café et biscuits seront servis 


Conférence
Mercredi 11 janvier à 19h 
à  la Maison de l'Afrique 


Égyptologie en coulisse: La recherche en musée et la collection égyptienne du North Carolina Museum of ArtConférence


par Dr Caroline Rocheleau
Conservatrice au Musée d'art de la Caroline du Nord
Dr. Caroline Rocheleau, égyptologue et conservatrice d'art ancien au Musée d'art de la Caroline du Nord, vous invite en coulisse pour découvrir la recherche égyptologique en musée. De l'étude iconographique à la thermoluminescence, Dr. Rocheleau partage les résultats de six ans de recherche et présente la collection égyptienne de Raleigh.​




Conférence publique 
Mercredi 18 janvier à 12h30
UQAM, Local A-6290 
au 400 rue Sainte-Catherine Est
Département d'histoire - 6e étage du pavillon Aquin


Vision infrarouge pour l'étude du patrimoine culturel: principes et études de cas 


par Dr Xavier Maldague
Professeur au Département de génie électrique
 et de génie informatique, Université Laval
Dans cet exposé, les principes généraux du contrôle non-destructif par vision infrarouge seront exposés. Différents exemples seront rapidement esquissés: études de peintures, de fresques d'édifices. Par la suite, nous discuterons de notre implication dans le projet «Scan Pyramid» parrainé par le Ministère égyptien des antiquités et l'institut HIP - Héritage Innovation et Préservation. Le contexte du projet sera évoqué de même que les résultats préliminaires obtenus sur les Pyramides de Khéops​.


Que savons-nous des enfants ayant grandi dans l'Égypte pharaonique? La documentation tant écrite (sur papyrus) que visuelle (scènes peintes et objets découverts dans les tombes privées et royales) nous a livré une mine de renseignements sur le quotidien des petits, depuis leur naissance jusqu'à l'âge adulte. En se fondant sur les documents de l'époque, quel constat pouvons-nous dresser du monde de l'enfance en Égypte? La vie y était-elle facile ou contraignante? Tous les enfants étaient-ils logés à la même enseigne? Quels rapports ceux-ci entretenaient-ils avec la sphère des adultes? Voilà quelques questions auxquelles nous tenterons de répondre. 


Conférence
Vendredi 10 février à 17h
*La conférence sera suivie de notre souper bénéfice annuel *Réservation requise*
à la Maison de l'Afrique Montréal


L'univers de l'enfance en Égypte ancienne, 
entre insouciance et responsabilité.

par Dr Jean Revez
Professeur titulaire 
Département d'histoire de l'UQAM
Conférence publique (en anglais) 
Mercredi 22 Mars 2017 
​À l’UQAM (salle à confirmer)

Aspects of Kingship in the Middle Kingdom Coffin Texts  

par Dr Katja Goebs
Professeure associée d'égyptologie,
Department of Near and Middle Eastern Civilizations
University of Toronto


Descriptif à venir​











Conférence publique (en anglais)
Jeudi 23 Mars 2017  à 12h35
​À l’UQAM (salle à confirmer)
Libre d'entrée

Mythical role play – 
Some considerations on the importance of performance  in the transmission 
of Egyptian myths

par Dr Katja Goebs
Professeure associée d'égyptologie,
Department of Near and Middle Eastern Civilizations
University of Toronto

Descriptif à venir 








Conférence publique 
Lundi 3 avril 2017 à 15h30
à l'UQAM, salle à confirmer 
Libre d'entrée 

L’art d’Akhénaton, 
de l’hallucination occidentalocentriste à la lecture historique

par Dr Dimitri Laboury
Professeur associé, Université de Liège























Conférence 
Mercredi 5 avril, 19h
à la Maison de l’Afrique Montréal
Tarif : 15$ pour les non-membres, gratuit pour les membres 


La Mission Archéologique belge dans la Nécropole Thébaine

par Dr Dimitri Laboury
Professeur associé, Université de Liège























Séminaire
Samedi 8 avril, 10h à 16h
UQAM, salle à confirmer
Tarif: 15$ membre-étudiant; 25$ membre; 30$ non-membre


Tradition et créativité
Pour une étude de l’« intericonicité » dans l’art de l’Égypte antique
Par Dr Dimitri Laboury, 
Professeur associé, Université de Liège


























Conférence publique
Mardi 2 mai, 18h30
Au Bureau du Consulat général d’Égypte
Libre d'entrée 

Le Bleu du Ciel nocturne : 
Le Lapis Lazuli en Égypte ancienne
Par Thomas H. Greiner, Université de Toronto
















































L’art du règne d’Amenhotep IV – Akhénaton (env. 1352 – 1335 av. notre ère),– dont le célèbre buste de Néfertiti dit de Berlin ou les colosses du Gem-pa-Aton,– semble avoir complètement envahi notre imaginaire collectif occidental relatif à l’Égypte antique. Dès sa redécouverte, il a fait l’objet d’une ré-appropriation culturelle, servant d’illustration – voire de démonstration – à la projection de nos valeurs modernes sur celles de l’épisode atoniste, ce qui a longtemps entravé – et entrave encore très souvent – sa juste compréhension. L’exposé ambitionne de montrer qu’il est néanmoins possible, en utilisant une méthodologie adaptée, qui s’appuie sur les critères artistiques des anciens Égyptiens eux-mêmes, de caractériser plus objectivement cette phase exceptionnelle de l’histoire de l’art égyptien et d’ainsi mieux comprendre la volonté de ses concepteurs et sa véritable signification historique.

La Mission Archéologique belge dans la Nécropole Thébaine, projet conjoint de l’Université Libre de Bruxelles et de l’Université de Liège depuis 2009, étudie, en vue de leur conservation, leur valorisation et leur publication, deux complexes funéraires voisins et contemporains dans la nécropole de l’élite de la 18e dynastie à Cheikh ‘Abd el-Gourna, appartenant à deux des personnages les plus puissants du règne d’Amenhotep II (env. 1427 – 1401 av. notre ère) : le vizir Amenemopé (Tombe Thébaine 29) et son cousin, le gouverneur de Thèbes Sennéfer (TT 96). La conférence exposera les principaux résultats de cette recherche de terrain, en accordant une attention particulière aux informations qui relèvent de l’histoire et de l’histoire de l’art concernant l’image qu’Amenemopé et Sennéfer ont voulu transmettre d’eux-mêmes à la postérité. 
Même si la créativité constitue une notion fondamentale dans le discours et le raisonnement de l’histoire de l’art, elle a presque toujours été négligée – voire volontairement évitée – dans la discussion moderne de l’art de l’Égypte antique, habituellement considéré comme immuable et figé par la tradition. Ce singulier phénomène puise de toute évidence ses racines dans la longue histoire de la vision occidentale de l’art et de la civilisation pharaoniques. L’analyse de quelques cas – en réalité assez rares – de véritables copies dans l’art pharaonique révèle cependant que la créativité des artistes égyptiens s’exerçait au sein d’un processus de réinterprétation des œuvres précédentes et de leur tradition, un processus qui peut être le mieux décrit et analysé, semble-t-il, à l’aide du cadre conceptuel de l’intericonicité. L’exposé visera à promouvoir l’utilisation de cet outil conceptuel dans l’étude de l’art égyptien, en tentant de définir comment la créativité était conçue dans le discours et les pratiques des anciens Égyptiens.
Depuis les temps préhistoriques, les Égyptiens ont montré une grande capacité à travailler avec différents types de pierre. Le lapis-lazuli est une pierre semi-précieuse avec une couleur bleu foncé, des taches de calcite blanche ou de pyrite et les Égyptiens le considéraient comme l'une des plus prestigieuses. Les mines de Badakhshan dans le nord-est de l'Afghanistan sont la source la plus probable et se situent à plus de 4,000 km de l'Égypte. La pierre est présente en Égypte déjà des centaines d'années avant la construction des pyramides. Par quelles routes le lapis-lazuli est-il arrivé en l'Égypte? Pourquoi était-il si important pour les Égyptiens de s'engager dans ce commerce à longue distance? Dans cette conférence, nous allons explorer les sources disponibles et gagner une compréhension de l'importance du lapis-lazuli au sein du monde égyptien. Aussi, nous allons tenter de déterminer les routes commerciales possibles, enquêter sur ses aspects symbolique, et considérer l'importance de sa couleur dans l'iconographie égyptienne